Votre voyage
Durée
14 nuits sur place
Itinéraire
Autotour
Aéroport d'entrée
Gaspe (YGP)
Aéroport de sortie
Gaspe (YGP)
La Gaspésie est l’une de ces destinations qui marquent un voyageur à jamais. Péninsule sauvage battue par le Saint-Laurent, elle déploie des paysages d’une intensité rare : falaises vertigineuses, forêts profondes des Chic-Chocs, villages de pêcheurs accrochés au littoral. Depuis Québec, votre route longe le Saint-Laurent jusqu’à Rivière-du-Loup et Rimouski, où baleines et paysages fluviaux ouvrent le voyage en beauté.
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ivre la Gaspésie dans toute sa profondeur, loin des circuits standardisés, au rythme d’une découverte authentique et progressive de ce territoire exceptionnel.Depuis Québec, votre route longe le Saint-Laurent jusqu’à Rivière-du-Loup et Rimouski, où baleines et paysages fluviaux ouvrent le voyage en beauté. Matane et sa passe migratoire à saumons, puis Sainte-Anne-des-Monts et le parc national de la Gaspésie, avec le majestueux mont Albert et les sommets des Chic-Chocs, composent une entrée en matière saisissante. Chaque étape est calibrée pour alterner découverte active et immersion tranquille, sans jamais sacrifier la qualité de l’expérience à la quantité de kilomètres parcourus.Le cœur de l’itinéraire bat à Percé, où trois nuits vous permettent d’explorer à loisir le rocher emblématique, l’île Bonaventure et ses fous de Bassan, ainsi que le parc national Forillon. Carleton-sur-Mer et sa baie des Chaleurs offrent ensuite une parenthèse douce et lumineuse, avant qu’Amqui et la vallée de la Matapédia ne révèlent une Gaspésie intérieure méconnue, traversée par une rivière à saumons légendaire. Ce détour par les terres complète idéalement le portrait d’une région aux multiples visages, entre mer, montagne et forêt boréale.L’autotour s’achève à Gaspé, ville chargée d’histoire où Jacques Cartier planta sa croix en 1534, avant un envol depuis l’aéroport local YGP. Ce programme Découverte est pensé pour des voyageurs curieux, désireux de comprendre un territoire autant que de l’admirer. Distances maîtrisées, étapes soigneusement sélectionnées, hébergements en cohérence avec l’esprit des lieux : tout est orchestré pour que votre road-trip gaspésien devienne une expérience fondatrice, celle dont on parle longtemps après le retour.
Quand y aller ?
Étapes et nombre de nuits :
Votre voyage inclut / n'inclut pas
• Les vols selon programme• Les taxes aéroport• La location de voiture• L’hébergement sur la base d’une chambre double
• Le carburant• Les frais d’entrée• Les excursions• Toute prestation non mentionnée
Itinéraire jour par jour
Votre aventure canadienne commence aujourd’hui. Après votre vol transatlantique, vous atterrissez à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), porte d’entrée majestueuse vers la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord. Les formalités d’immigration et de douane franchies, vous récupérez votre véhicule de location — votre fidèle compagnon pour les quatorze prochains jours de road-trip en Gaspésie. La route jusqu’à votre hébergement dans le Vieux-Québec est courte, et c’est tant mieux : le décalage horaire se fait sentir, mais l’excitation est déjà là. Installez-vous, prenez le temps de souffler, puis laissez-vous porter par la magie immédiate du quartier. Le Château Frontenac se dresse face au Saint-Laurent avec une prestance qui coupe le souffle dès le premier regard. En fin d’après-midi, une promenade sur les Plaines d’Abraham s’impose naturellement : l’air est vif, la lumière dorée de l’été baigne les remparts, et la vue sur le fleuve pose d’emblée le décor grandiose de ce voyage. Descendez ensuite vers le quartier Petit-Champlain, l’un des plus anciens quartiers commerçants d’Amérique du Nord, où les ruelles pavées et les façades colorées invitent à la flânerie. Pour ce premier soir, choisissez une table québécoise authentique — une bisque de homard, un tartare de bison ou une généreuse assiette de fromages fins d’ici — et portez un toast au voyage qui commence. Québec vous accueille comme elle sait si bien le faire : avec caractère, chaleur et une élégance toute française teintée d’âme nord-américaine.
Ce matin, après un petit-déjeuner bien mérité dans votre hébergement québécois, vous chargez le coffre et prenez la route vers l’est. Direction Rivière-du-Loup, à 198 kilomètres, soit environ deux heures quinze de conduite tranquille le long de la rive sud du Saint-Laurent. L’autoroute 20 puis la route 132 vous offrent des panoramas de plus en plus ouverts sur le fleuve, qui s’élargit progressivement jusqu’à ressembler davantage à une mer intérieure qu’à un cours d’eau. À mesure que vous approchez de Rivière-du-Loup, le paysage change de nature : les berges se font plus sauvages, l’air sent l’iode, et le Saint-Laurent révèle ici toute sa démesure. À votre arrivée, commencez par le Parc des Chutes, où la rivière du Loup dégringole en plusieurs paliers spectaculaires au cœur même de la ville — un site naturel saisissant à deux pas du centre-ville historique. L’après-midi est idéalement consacrée à une sortie d’observation des baleines : les eaux de l’estuaire constituent l’un des meilleurs sites au monde pour apercevoir bélugas, rorquals communs et parfois même le majestueux rorqual bleu. À bord d’un zodiac ou d’un bateau de croisière, l’expérience est inoubliable — prévoyez un coupe-vent, même en été. En soirée, une promenade le long du fleuve Saint-Laurent permet d’apprécier la lumière rasante sur l’eau et de sentir que vous avez bel et bien quitté la ville pour entrer dans la Gaspésie maritime. Le voyage prend ici une tout autre dimension.
Rivière-du-Loup s’éveille doucement ce matin, et vous reprenez la route 132 vers l’est en direction de Rimouski, à 98 kilomètres — une heure dix de conduite paisible qui longe en permanence la rive sud du Saint-Laurent. Le fleuve est omniprésent, tantôt visible entre les arbres, tantôt s’ouvrant en vastes panoramas depuis les hauteurs de la route. À Rimouski, votre première destination est le Parc national du Bic, situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la ville : ce joyau naturel est l’un des plus beaux de tout le Québec. Ses caps déchiquetés, ses anses secrètes, ses forêts de conifères plongeant dans le fleuve et ses colonies de phoques gris en font un lieu d’une beauté saisissante. Randonnée au cap Caribou ou au cap à l’Orignal, observation de la faune marine depuis les belvédères, kayak de mer dans les eaux calmes des anses — les possibilités sont nombreuses et toutes récompensées. En début d’après-midi, rejoignez Rimouski pour une visite du Musée régional, qui retrace avec passion l’histoire maritime et culturelle du Bas-Saint-Laurent. Une promenade sur le bord du fleuve, face à l’Île Saint-Barnabé, clôture agréablement cette journée riche en découvertes. L’île, accessible en kayak ou en bateau, abrite selon la légende l’ermite Toussaint Cartier, qui y vécut seul pendant des décennies au XVIIIe siècle — une histoire qui ajoute une touche de mystère à ce paysage déjà envoûtant.
Ce matin, vous quittez Rimouski pour Matane, 97 kilomètres plus à l’est, soit environ une heure cinq de route. La 132 continue de longer le fleuve, et les paysages se font progressivement plus montagneux à mesure que les Chic-Chocs commencent à pointer à l’horizon, annonçant les reliefs gaspésiens qui vous attendent dans les prochains jours. Matane est une ville à la personnalité bien trempée, connue dans tout le Québec pour sa passe migratoire à saumons, l’une des plus accessibles et des plus spectaculaires de la province. Installez-vous sur les passerelles d’observation : selon la période de votre passage, vous pourrez voir des dizaines de saumons de l’Atlantique remonter le courant avec une énergie et une détermination fascinantes. C’est un spectacle naturel brut, gratuit et profondément émouvant. L’après-midi, cap sur la Réserve faunique de Matane, qui s’étend sur plus de 1 250 kilomètres carrés dans les hauteurs des Chic-Chocs. Même sans s’y aventurer profondément, les abords de la réserve offrent de belles opportunités d’observation de l’orignal, particulièrement actif en soirée. Une halte au Cap Matane, avec sa vue dégagée sur le Saint-Laurent, permet de mesurer le chemin parcouru depuis Québec et d’apprécier la beauté brute de cette côte. Ce soir, Matane vous offre une halte simple et authentique, loin du tourisme de masse, dans une Gaspésie encore préservée et sincère.
Ce matin marque une étape charnière dans votre road-trip : vous quittez la plaine littorale pour entrer de plain-pied dans la Gaspésie des grands espaces. La route de Matane à Sainte-Anne-des-Monts, 115 kilomètres pour environ une heure vingt-cinq de conduite, est l’une des plus belles de tout le circuit. La 132 épouse les contours du littoral, offrant des vues alternées sur le Saint-Laurent d’un côté et les premiers contreforts des Chic-Chocs de l’autre — ces montagnes appalachiennes qui constituent le cœur sauvage de la péninsule gaspésienne. À Sainte-Anne-des-Monts, posez vos bagages et prenez immédiatement la direction du Parc national de la Gaspésie, dont l’entrée principale se trouve à une trentaine de kilomètres au sud de la ville. Le parc est un monde à part : toundra alpine, caribous des bois, orignaux, et des sommets dépassant les 1 000 mètres d’altitude — dont le célèbre Mont Albert, dont les flancs de péridotite rose-orangé offrent un paysage lunaire absolument unique au Québec. Une première randonnée d’acclimatation, même courte, vous donnera un avant-goût de ce que vous explorerez demain. En soirée, de retour à Sainte-Anne-des-Monts, une visite à Exploramer — centre d’interprétation des ressources marines du Saint-Laurent — vous permettra de mieux comprendre l’écosystème exceptionnel qui borde votre route depuis le début du voyage. La Gaspésie profonde commence ici.
Vous êtes à Sainte-Anne-des-Monts pour une deuxième journée, et c’est une chance : le Parc national de la Gaspésie mérite bien plus qu’une simple halte. Ce matin, réveillez-vous tôt et reprenez la route vers le parc, car les premières heures de la journée sont celles où la montagne se montre sous son meilleur jour — lumière rasante sur les crêtes, brume légère dans les vallées, et faune encore active avant que le soleil ne monte. Le Mont Albert est l’objectif du jour : son plateau sommital de péridotite, cette roche ultramafique d’un vert-orangé saisissant, constitue l’un des paysages les plus singuliers de tout le Québec. La randonnée jusqu’au plateau demande entre quatre et six heures selon le rythme choisi, mais chaque mètre de dénivelé est récompensé par des panoramas qui s’élargissent progressivement sur les Chic-Chocs, ces vieux massifs appalachiens usés par les âges et pourtant toujours impressionnants. Sur le plateau, la végétation disparaît presque entièrement, remplacée par une toundra alpine où poussent des plantes arctiques-alpines rarissimes — un écosystème que l’on ne retrouve nulle part ailleurs au Québec à cette latitude. Gardez les yeux ouverts : le caribou des bois, espèce emblématique et vulnérable, fréquente ces hauteurs, et une rencontre, même furtive, reste un moment gravé à vie. En début d’après-midi, redescendez vers la vallée et prenez le temps de longer la rivière Sainte-Anne, dont les eaux claires et vives serpentent entre les épinettes et les bouleaux dans un silence presque absolu. Ce soir, de retour à Sainte-Anne-des-Monts, votre corps réclame du repos et votre appétit, une belle table : les restaurants locaux proposent des produits de la mer et de la forêt qui résument à eux seuls l’identité culinaire gaspésienne — crevettes de Matane, omble de fontaine, agneau des grèves. Une journée pleine, intense et profondément ressourçante dans l’un des derniers grands espaces sauvages de l’est du Canada.
Ce matin, vous pliez bagage à Sainte-Anne-des-Monts et vous attaquez l’une des étapes les plus spectaculaires de tout le circuit : la route vers Percé, 210 kilomètres pour environ deux heures quarante-cinq de conduite. Ne vous fiez pas à la durée annoncée — cette route se mérite et se savoure, et il serait dommage de la traverser sans s’arrêter. La 132 longe d’abord le littoral nord de la péninsule, offrant des vues plongeantes sur le Saint-Laurent qui s’est désormais transformé en véritable golfe. Les villages de pêcheurs se succèdent, chacun avec son quai, ses barques colorées et ses casiers à homard empilés en pyramides sur les berges — une imagerie gaspésienne authentique et immuable. À Grande-Vallée ou à Cloridorme, une halte s’impose pour étirer les jambes et sentir l’air du large. Puis la route s’enfonce vers l’intérieur des terres avant de redescendre vers la côte, et c’est là que le paysage bascule : les falaises rouges de grès apparaissent, les caps se succèdent, et l’horizon s’ouvre sur le golfe dans toute sa démesure bleue. À l’approche de Percé, le moment est inévitable et toujours aussi bouleversant : le Rocher Percé surgit de la mer avec une majesté absolue, monolithe calcaire de 475 mètres de long percé de son arche légendaire, posé là depuis des millions d’années comme un défi à l’imagination. Installez-vous dans votre hébergement, puis descendez immédiatement vers le bord de l’eau pour votre premier face-à-face avec ce monument naturel. La lumière de fin d’après-midi sur le rocher est d’une intensité photographique rare. Ce soir, Percé vous accueille dans son ambiance de village vivant et chaleureux, où les terrasses donnent sur le golfe et où les conversations s’engagent facilement entre voyageurs venus des quatre coins du monde pour voir la même merveille.
Percé mérite qu’on lui consacre du temps, et vous avez la chance d’en avoir. Cette première journée pleine sur place est dédiée à l’expérience incontournable du circuit : la traversée vers l’Île Bonaventure. Embarquez tôt le matin sur l’une des navettes qui relient le quai de Percé à l’île — la traversée dure une vingtaine de minutes et offre déjà une perspective saisissante sur le Rocher Percé vu depuis le large, une image que l’on ne peut obtenir autrement. L’Île Bonaventure est un sanctuaire naturel d’une importance mondiale : elle abrite l’une des plus grandes colonies de fous de Bassan accessibles au public sur la planète, avec plus de 110 000 oiseaux qui nichent sur ses falaises orientales entre juin et septembre. Le sentier qui traverse l’île de part en part, à travers une forêt boréale dense et parfumée, débouche sur les falaises où le spectacle est proprement hallucinant — un mur vivant de plumage blanc et de cris, une odeur puissante, un mouvement perpétuel d’oiseaux qui plongent, planent et se disputent les meilleures places. Restez le temps qu’il faut : c’est l’un de ces moments de nature brute qui redimensionnent le regard. De retour sur le continent en début d’après-midi, consacrez quelques heures à la découverte du Géoparc mondial UNESCO de Percé, dont les sentiers de falaise permettent d’observer les strates géologiques du Rocher Percé de près et de comprendre les 375 millions d’années d’histoire inscrites dans cette roche. En soirée, une promenade sur la plage de galets au pied du rocher, à marée basse, permet parfois de s’en approcher à pied — une expérience à la fois humiliante et grandiose face à cette masse calcaire qui vous domine de toute sa hauteur.
Troisième journée à Percé, et il reste encore beaucoup à vivre. Ce matin, cap sur le Parc national Forillon, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Percé, à l’extrémité orientale de la péninsule gaspésienne. Forillon est l’un des parcs nationaux les plus sauvages et les moins fréquentés du Canada — une presqu’île qui s’avance dans le golfe du Saint-Laurent comme une proue de navire, avec des falaises vertigineuses, des forêts de conifères intactes et une faune marine exceptionnelle. Le sentier Les Lacs, ou la randonnée jusqu’au cap Gaspé, vous mènera au point le plus oriental du parc, là où la forêt s’arrête brutalement au bord du vide et où le golfe s’étend à perte de vue dans toutes les directions. Par temps clair, on aperçoit parfois les côtes de la Nouvelle-Écosse à l’horizon. Les phoques gris se prélassent sur les rochers en contrebas, indifférents aux randonneurs qui les observent depuis les belvédères. En chemin, les panneaux d’interprétation racontent l’histoire des familles de pêcheurs qui habitaient ces terres avant la création du parc — une histoire humaine poignante qui donne une profondeur supplémentaire à ces paysages. De retour à Percé en milieu d’après-midi, profitez de ce temps libre pour explorer le village à votre rythme : les galeries d’art, les ateliers d’artisans, les boutiques de produits locaux et les terrasses de café qui donnent toutes, ou presque, sur le rocher. Ce soir, offrez-vous un dîner de homard gaspésien — pêché le matin même, servi simplement, avec du beurre et du citron — dans l’un des restaurants du front de mer. Il y a des repas qui résument un voyage entier.
Ce matin, vous quittez Percé avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’important. La route vers Carleton-sur-Mer, 187 kilomètres pour environ deux heures vingt de conduite, longe la côte sud de la péninsule gaspésienne le long de la Baie des Chaleurs — et le changement de décor est immédiat et radical. Fini le golfe gris-bleu et les falaises battues par le vent : la Baie des Chaleurs, qui sépare la Gaspésie du Nouveau-Brunswick, est une étendue d’eau plus calme, plus chaude, presque méditerranéenne dans sa lumière et dans ses teintes. Jacques Cartier lui avait donné ce nom en 1534, frappé par la douceur du climat — et il avait raison. La route 132 longe cette baie avec une générosité de paysages qui rend chaque kilomètre agréable : villages de pêcheurs, plages de sable fin, vergers et jardins potagers qui témoignent d’un microclimat favorable. À New Carlisle ou à Bonaventure, une halte permet de s’imprégner de l’atmosphère particulière de cette côte, plus douce et plus habitée que la côte nord. À votre arrivée à Carleton-sur-Mer, montez immédiatement au sommet du Mont Saint-Joseph, accessible en voiture ou à pied selon votre énergie : du haut de ses 555 mètres, la vue panoramique sur la Baie des Chaleurs, les côtes du Nouveau-Brunswick en face et les Chic-Chocs dans le dos est l’une des plus belles de toute la Gaspésie. En soirée, installez-vous en terrasse face à la baie et laissez le soleil descendre lentement sur cette eau dorée — Carleton-sur-Mer a ce don rare de mettre immédiatement à l’aise, comme si vous y étiez déjà venu.
Carleton-sur-Mer se révèle différemment le matin, quand la lumière rasante de l’est effleure la surface de la Baie des Chaleurs et que le village n’a pas encore tout à fait commencé sa journée. Profitez de cette douceur matinale pour descendre vers la plage — l’une des rares plages de sable fin de la Gaspésie où la baignade est réellement agréable, la baie se réchauffant bien plus vite que le golfe. Une promenade le long du littoral, pieds dans l’eau ou sur la digue, suffit à comprendre pourquoi les habitants de Carleton-sur-Mer ont ce rapport particulier à leur territoire : ici, la mer n’est pas hostile, elle est familière, presque domestique. En milieu de matinée, dirigez-vous vers le secteur Micmac de la ville pour une immersion dans la culture des Premières Nations. La nation Mi’gmaq est présente en Gaspésie depuis des millénaires, bien avant que Cartier ne plante sa croix à Gaspé, et les initiatives culturelles locales permettent aujourd’hui d’en apprendre davantage sur cette histoire longue et complexe — traditions, langue, rapport à la terre et à la mer, spiritualité. Certains guides autochtones proposent des rencontres et des ateliers qui méritent largement le détour. L’après-midi, remontez vers le Mont Saint-Joseph si vous ne l’avez pas encore fait la veille, ou explorez les sentiers de randonnée qui sillonnent les hauteurs derrière la ville — les Chic-Chocs sont là, tout proches, et quelques heures de marche dans ces forêts mixtes suffisent à retrouver le silence et la profondeur de la Gaspésie intérieure. En soirée, Carleton-sur-Mer propose une vie culturelle étonnamment riche pour une ville de cette taille : concerts, expositions, événements estivaux se succèdent tout l’été sur les places et dans les salles de la ville. Une dernière soirée face à la baie, dans cette lumière de fin de journée qui dore tout ce qu’elle touche, avant de reprendre la route demain vers la vallée de la Matapédia.
Ce matin, vous quittez la douceur de la Baie des Chaleurs pour remonter vers l’intérieur des terres, en direction d’Amqui et de la vallée de la Matapédia. La route, 115 kilomètres pour environ une heure trente de conduite, s’enfonce progressivement dans un paysage radicalement différent de tout ce que vous avez traversé depuis le début du circuit. Fini le littoral et ses horizons marins : la Matapédia est une vallée encaissée, boisée, traversée par une rivière légendaire que les amateurs de pêche au saumon atlantique considèrent comme l’une des plus belles du monde. La route 132 puis la 132 Ouest longent la rivière sur de nombreux kilomètres, et le spectacle de cette eau verte et transparente qui court entre les rochers et les forêts de conifères est d’une beauté tranquille et profonde, très différente des coups de théâtre visuels de la côte. À votre arrivée à Amqui, prenez le temps de vous installer et de vous orienter dans cette ville qui sert de porte d’entrée à la vallée. L’après-midi est idéal pour une première exploration : le lac Matapédia, juste au bord de la ville, offre une promenade paisible sur ses berges aménagées, avec des vues sur les collines boisées qui l’encadrent de toutes parts. Les amateurs de pêche peuvent se renseigner auprès des pourvoiries locales pour une initiation à la pêche au saumon — une activité emblématique de la région, encadrée et réglementée, qui permet de comprendre pourquoi cette rivière fait l’objet d’une telle dévotion depuis des générations. En soirée, Amqui révèle son caractère de ville authentique et peu touristique, loin des circuits balisés — une qualité en soi, pour qui cherche à rencontrer la Gaspésie profonde plutôt que sa vitrine.
Journée pleine à Amqui, et c’est une invitation à ralentir encore davantage et à laisser la vallée de la Matapédia vous imprégner à son rythme. Ce matin, partez tôt vers la rivière Matapédia pour une expérience qui résume à elle seule l’âme de cette région : observer, ou pratiquer, la pêche au saumon atlantique dans l’un des plus beaux cours d’eau de l’est du Canada. Même si vous n’êtes pas pêcheur, la simple présence au bord de cette rivière — l’eau claire qui court sur les galets, les mouches qui dansent à la surface, le silence ponctué par le bruit du courant — est une expérience de plein air d’une qualité rare. Les guides locaux connaissent chaque fosse, chaque remous, chaque comportement du saumon selon la saison et le niveau d’eau, et leur passion communicative pour ce poisson et pour cette rivière est en elle-même une leçon de géographie humaine. En milieu de journée, explorez les environs d’Amqui en voiture ou à vélo : la vallée est parsemée de petits villages agricoles, de fermes familiales et de paysages bucoliques qui contrastent avec la sauvagerie des massifs environnants. La Réserve faunique de Dunière, accessible depuis Amqui, offre des possibilités de randonnée dans une forêt boréale dense et peu fréquentée, avec des chances réelles d’observer orignal, castor ou gélinotte huppée. L’après-midi peut aussi être consacré à une balade en canot ou en kayak sur le lac Matapédia — une façon douce et silencieuse d’explorer ce plan d’eau entouré de collines boisées qui se reflètent dans une eau d’un calme absolu. Ce soir, dînez dans l’un des établissements locaux qui travaillent les produits de la vallée — gibier, poisson de rivière, légumes du terroir — et prenez le temps de converser avec les habitants : la Matapédia est une région qui se raconte volontiers, avec fierté et sans artifice.
Ce matin, vous reprenez la route pour l’une des étapes les plus significatives du circuit : rejoindre Gaspé, 180 kilomètres pour environ deux heures trente de conduite, la ville qui donne son nom à toute la péninsule et qui en constitue, d’une certaine façon, le cœur historique et symbolique. La route remonte vers le nord depuis la vallée de la Matapédia, traverse des massifs forestiers imposants et redescend progressivement vers la côte, offrant au passage des panoramas sur des étendues boisées qui semblent ne jamais finir — un rappel constant que la Gaspésie est avant tout un territoire de forêts et de rivières, habité en lisière mais sauvage en son centre. À l’approche de Gaspé, la baie s’ouvre progressivement, et la ville apparaît dans son écrin naturel de collines et d’eau. Gaspé est une ville à taille humaine, chef-lieu de la région, qui porte avec sérieux son rôle de capitale gaspésienne sans pour autant se prendre trop au sérieux. Installez-vous dans votre hébergement, puis descendez vers le front de mer pour votre premier contact avec la baie de Gaspé — une baie profonde et protégée, d’une beauté sereine, très différente du golfe ouvert que vous avez longé pendant des jours. L’après-midi est consacré à une première exploration de la ville : le Monument Cartier, érigé à l’endroit même où l’explorateur français planta sa croix en 1534 pour prendre possession du territoire au nom du roi de France, est un lieu chargé d’histoire qui mérite une halte attentive. La Cathédrale Christ-Roi, construite entièrement en bois, est l’une des rares cathédrales de ce matériau encore debout en Amérique du Nord — une curiosité architecturale et un lieu de recueillement d’une grande douceur. En soirée, installez-vous dans un restaurant du centre-ville pour un dîner tranquille : demain sera votre dernière journée pleine en Gaspésie, et il est bon d’y entrer reposé et disponible.
Dernière journée pleine en Gaspésie, et elle mérite d’être vécue avec une attention particulière — celle que l’on porte aux choses que l’on sait éphémères. Ce matin, commencez par le Musée de la Gaspésie, qui offre une synthèse remarquable de tout ce que vous avez traversé depuis Québec : l’histoire des peuples qui ont habité cette péninsule, des Mi’gmaq aux colons acadiens et irlandais, en passant par les pêcheurs de morue et les bûcherons des chantiers forestiers. Les expositions permanentes et temporaires sont conçues avec soin et permettent de replacer dans leur contexte les paysages, les villages et les visages croisés tout au long du circuit. Une à deux heures suffisent pour en faire le tour sans se précipiter, et l’on en ressort avec le sentiment d’avoir mieux compris ce territoire singulier. En milieu de matinée, prenez la direction de la baie de Gaspé pour une dernière promenade au bord de l’eau — les quais, les bateaux de pêche, les mouettes et l’air iodé composent un tableau familier et réconfortant après deux semaines passées à longer ce golfe immense. Si le temps le permet, une courte excursion en kayak de mer dans la baie est une façon magnifique de prendre congé de ce paysage depuis le large, en retournant le regard vers la ville et les collines qui la dominent. L’après-midi est libre pour les derniers achats, les dernières photos, les dernières conversations avec les habitants de cette région qui vous aura accompagné pendant quatorze nuits. Flânez dans les rues du centre-ville, entrez dans les boutiques d’artisans, rapportez quelques produits du terroir — une bouteille de cidre de glace, des conserves de fruits de mer, un ouvrage sur la Gaspésie — qui prolongeront le voyage une fois rentré. Ce soir, offrez-vous un dîner d’adieu à la hauteur du voyage : homard, crabe des neiges ou omble chevalier, accompagnés d’un vin blanc du Québec, dans un restaurant qui donne sur la baie. La Gaspésie vous aura donné beaucoup — ses paysages démesurés, sa lumière changeante, sa faune sauvage, ses habitants chaleureux et fiers de leur territoire. Demain matin, l’aéroport de Gaspé et le vol retour. Ce soir, savourez.
L’aéroport de Gaspé est à cinq minutes de la ville — une dernière route, courte et presque symbolique, qui referme le cercle de ce grand tour de péninsule. Ce matin, les bagages sont bouclés depuis la veille, et il ne reste plus qu’à prendre congé de la baie une dernière fois avant de monter en voiture. Le trajet jusqu’à l’aéroport YGP est si bref qu’il ressemble moins à un départ qu’à une transition — le temps de traverser quelques rues familières, de longer le front de mer un instant, et déjà les bâtiments de l’aérogare apparaissent. L’aéroport de Gaspé est à l’image de la région : modeste, humain, sans artifice. Les formalités d’enregistrement se font rapidement, dans une atmosphère détendue qui tranche avec l’agitation des grands hubs internationaux. C’est ici que l’autotour s’achève officiellement — quatorze nuits, plusieurs centaines de kilomètres de côte et de vallée, des paysages qui resteront longtemps dans la mémoire. Dans la salle d’embarquement, prenez le temps de feuilleter les dernières photos sur votre appareil, de noter quelques impressions dans un carnet, ou simplement de laisser défiler mentalement les images de ce voyage — le Rocher Percé dans la brume du matin, les baleines au large de Rivière-du-Loup, les Chic-Chocs sous le soleil de juillet, la rivière Matapédia et son eau verte. Le vol au départ de Gaspé marque le début du chemin du retour vers la France, via les correspondances prévues. La Gaspésie ne se raconte pas facilement à ceux qui ne l’ont pas vue — c’est un territoire qui demande à être vécu, parcouru lentement, habité quelques jours pour commencer à en comprendre l’échelle et la profondeur. Vous l’avez fait. Bon retour.
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Jour 1 · [VOL ALLER] France / Gaspe
Jour 1 · [VOL ALLER] France / Gaspe0.0
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Votre aventure canadienne commence aujourd’hui. Après votre vol transatlantique, vous atterrissez à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), porte d’entrée majestueuse vers la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord. Les formalités d’immigration et de douane franchies, vous récupérez votre véhicule de location — votre fidèle compagnon pour les quatorze prochains jours de road-trip en Gaspésie. La route jusqu’à votre hébergement dans le Vieux-Québec est courte, et c’est tant mieux : le décalage horaire se fait sentir, mais l’excitation est déjà là. Installez-vous, prenez le temps de souffler, puis laissez-vous porter par la magie immédiate du quartier. Le Château Frontenac se dresse face au Saint-Laurent avec une prestance qui coupe le souffle dès le premier regard. En fin d’après-midi, une promenade sur les Plaines d’Abraham s’impose naturellement : l’air est vif, la lumière dorée de l’été baigne les remparts, et la vue sur le fleuve pose d’emblée le décor grandiose de ce voyage. Descendez ensuite vers le quartier Petit-Champlain, l’un des plus anciens quartiers commerçants d’Amérique du Nord, où les ruelles pavées et les façades colorées invitent à la flânerie. Pour ce premier soir, choisissez une table québécoise authentique — une bisque de homard, un tartare de bison ou une généreuse assiette de fromages fins d’ici — et portez un toast au voyage qui commence. Québec vous accueille comme elle sait si bien le faire : avec caractère, chaleur et une élégance toute française teintée d’âme nord-américaine.
Jour 2 · [MARCHE] Québec → Rivière-du-Loup
Jour 2 · [MARCHE] Québec → Rivière-du-Loup198.0
2h15
Ce matin, après un petit-déjeuner bien mérité dans votre hébergement québécois, vous chargez le coffre et prenez la route vers l’est. Direction Rivière-du-Loup, à 198 kilomètres, soit environ deux heures quinze de conduite tranquille le long de la rive sud du Saint-Laurent. L’autoroute 20 puis la route 132 vous offrent des panoramas de plus en plus ouverts sur le fleuve, qui s’élargit progressivement jusqu’à ressembler davantage à une mer intérieure qu’à un cours d’eau. À mesure que vous approchez de Rivière-du-Loup, le paysage change de nature : les berges se font plus sauvages, l’air sent l’iode, et le Saint-Laurent révèle ici toute sa démesure. À votre arrivée, commencez par le Parc des Chutes, où la rivière du Loup dégringole en plusieurs paliers spectaculaires au cœur même de la ville — un site naturel saisissant à deux pas du centre-ville historique. L’après-midi est idéalement consacrée à une sortie d’observation des baleines : les eaux de l’estuaire constituent l’un des meilleurs sites au monde pour apercevoir bélugas, rorquals communs et parfois même le majestueux rorqual bleu. À bord d’un zodiac ou d’un bateau de croisière, l’expérience est inoubliable — prévoyez un coupe-vent, même en été. En soirée, une promenade le long du fleuve Saint-Laurent permet d’apprécier la lumière rasante sur l’eau et de sentir que vous avez bel et bien quitté la ville pour entrer dans la Gaspésie maritime. Le voyage prend ici une tout autre dimension.
Jour 3 · [MARCHE] Rivière-du-Loup → Rimouski
Jour 3 · [MARCHE] Rivière-du-Loup → Rimouski98.0
1h10
Ce matin, après un petit-déjeuner bien mérité dans votre hébergement québécois, vous chargez le coffre et prenez la route vers l’est. Direction Rivière-du-Loup, à 198 kilomètres, soit environ deux heures quinze de conduite tranquille le long de la rive sud du Saint-Laurent. L’autoroute 20 puis la route 132 vous offrent des panoramas de plus en plus ouverts sur le fleuve, qui s’élargit progressivement jusqu’à ressembler davantage à une mer intérieure qu’à un cours d’eau. À mesure que vous approchez de Rivière-du-Loup, le paysage change de nature : les berges se font plus sauvages, l’air sent l’iode, et le Saint-Laurent révèle ici toute sa démesure. À votre arrivée, commencez par le Parc des Chutes, où la rivière du Loup dégringole en plusieurs paliers spectaculaires au cœur même de la ville — un site naturel saisissant à deux pas du centre-ville historique. L’après-midi est idéalement consacrée à une sortie d’observation des baleines : les eaux de l’estuaire constituent l’un des meilleurs sites au monde pour apercevoir bélugas, rorquals communs et parfois même le majestueux rorqual bleu. À bord d’un zodiac ou d’un bateau de croisière, l’expérience est inoubliable — prévoyez un coupe-vent, même en été. En soirée, une promenade le long du fleuve Saint-Laurent permet d’apprécier la lumière rasante sur l’eau et de sentir que vous avez bel et bien quitté la ville pour entrer dans la Gaspésie maritime. Le voyage prend ici une tout autre dimension.
Jour 4 · [MARCHE] Rimouski → Matane
Jour 4 · [MARCHE] Rimouski → Matane97.0
1h05
Ce matin, vous quittez Rimouski pour Matane, 97 kilomètres plus à l’est, soit environ une heure cinq de route. La 132 continue de longer le fleuve, et les paysages se font progressivement plus montagneux à mesure que les Chic-Chocs commencent à pointer à l’horizon, annonçant les reliefs gaspésiens qui vous attendent dans les prochains jours. Matane est une ville à la personnalité bien trempée, connue dans tout le Québec pour sa passe migratoire à saumons, l’une des plus accessibles et des plus spectaculaires de la province. Installez-vous sur les passerelles d’observation : selon la période de votre passage, vous pourrez voir des dizaines de saumons de l’Atlantique remonter le courant avec une énergie et une détermination fascinantes. C’est un spectacle naturel brut, gratuit et profondément émouvant. L’après-midi, cap sur la Réserve faunique de Matane, qui s’étend sur plus de 1 250 kilomètres carrés dans les hauteurs des Chic-Chocs. Même sans s’y aventurer profondément, les abords de la réserve offrent de belles opportunités d’observation de l’orignal, particulièrement actif en soirée. Une halte au Cap Matane, avec sa vue dégagée sur le Saint-Laurent, permet de mesurer le chemin parcouru depuis Québec et d’apprécier la beauté brute de cette côte. Ce soir, Matane vous offre une halte simple et authentique, loin du tourisme de masse, dans une Gaspésie encore préservée et sincère.
Jour 5 · [MARCHE] Matane → Sainte-Anne-des-Monts
Jour 5 · [MARCHE] Matane → Sainte-Anne-des-Monts115.0
1h25
Ce matin marque une étape charnière dans votre road-trip : vous quittez la plaine littorale pour entrer de plain-pied dans la Gaspésie des grands espaces. La route de Matane à Sainte-Anne-des-Monts, 115 kilomètres pour environ une heure vingt-cinq de conduite, est l’une des plus belles de tout le circuit. La 132 épouse les contours du littoral, offrant des vues alternées sur le Saint-Laurent d’un côté et les premiers contreforts des Chic-Chocs de l’autre — ces montagnes appalachiennes qui constituent le cœur sauvage de la péninsule gaspésienne. À Sainte-Anne-des-Monts, posez vos bagages et prenez immédiatement la direction du Parc national de la Gaspésie, dont l’entrée principale se trouve à une trentaine de kilomètres au sud de la ville. Le parc est un monde à part : toundra alpine, caribous des bois, orignaux, et des sommets dépassant les 1 000 mètres d’altitude — dont le célèbre Mont Albert, dont les flancs de péridotite rose-orangé offrent un paysage lunaire absolument unique au Québec. Une première randonnée d’acclimatation, même courte, vous donnera un avant-goût de ce que vous explorerez demain. En soirée, de retour à Sainte-Anne-des-Monts, une visite à Exploramer — centre d’interprétation des ressources marines du Saint-Laurent — vous permettra de mieux comprendre l’écosystème exceptionnel qui borde votre route depuis le début du voyage. La Gaspésie profonde commence ici.
Jour 6 · [MARCHE] Sainte-Anne-des-Monts (étape)
Jour 6 · [MARCHE] Sainte-Anne-des-Monts (étape)0.0
Journée sur place
Vous êtes à Sainte-Anne-des-Monts pour une deuxième journée, et c’est une chance : le Parc national de la Gaspésie mérite bien plus qu’une simple halte. Ce matin, réveillez-vous tôt et reprenez la route vers le parc, car les premières heures de la journée sont celles où la montagne se montre sous son meilleur jour — lumière rasante sur les crêtes, brume légère dans les vallées, et faune encore active avant que le soleil ne monte. Le Mont Albert est l’objectif du jour : son plateau sommital de péridotite, cette roche ultramafique d’un vert-orangé saisissant, constitue l’un des paysages les plus singuliers de tout le Québec. La randonnée jusqu’au plateau demande entre quatre et six heures selon le rythme choisi, mais chaque mètre de dénivelé est récompensé par des panoramas qui s’élargissent progressivement sur les Chic-Chocs, ces vieux massifs appalachiens usés par les âges et pourtant toujours impressionnants. Sur le plateau, la végétation disparaît presque entièrement, remplacée par une toundra alpine où poussent des plantes arctiques-alpines rarissimes — un écosystème que l’on ne retrouve nulle part ailleurs au Québec à cette latitude. Gardez les yeux ouverts : le caribou des bois, espèce emblématique et vulnérable, fréquente ces hauteurs, et une rencontre, même furtive, reste un moment gravé à vie. En début d’après-midi, redescendez vers la vallée et prenez le temps de longer la rivière Sainte-Anne, dont les eaux claires et vives serpentent entre les épinettes et les bouleaux dans un silence presque absolu. Ce soir, de retour à Sainte-Anne-des-Monts, votre corps réclame du repos et votre appétit, une belle table : les restaurants locaux proposent des produits de la mer et de la forêt qui résument à eux seuls l’identité culinaire gaspésienne — crevettes de Matane, omble de fontaine, agneau des grèves. Une journée pleine, intense et profondément ressourçante dans l’un des derniers grands espaces sauvages de l’est du Canada.
Jour 7 · [MARCHE] Sainte-Anne-des-Monts → Percé
Jour 7 · [MARCHE] Sainte-Anne-des-Monts → Percé210.0
2h45
Ce matin, vous pliez bagage à Sainte-Anne-des-Monts et vous attaquez l’une des étapes les plus spectaculaires de tout le circuit : la route vers Percé, 210 kilomètres pour environ deux heures quarante-cinq de conduite. Ne vous fiez pas à la durée annoncée — cette route se mérite et se savoure, et il serait dommage de la traverser sans s’arrêter. La 132 longe d’abord le littoral nord de la péninsule, offrant des vues plongeantes sur le Saint-Laurent qui s’est désormais transformé en véritable golfe. Les villages de pêcheurs se succèdent, chacun avec son quai, ses barques colorées et ses casiers à homard empilés en pyramides sur les berges — une imagerie gaspésienne authentique et immuable. À Grande-Vallée ou à Cloridorme, une halte s’impose pour étirer les jambes et sentir l’air du large. Puis la route s’enfonce vers l’intérieur des terres avant de redescendre vers la côte, et c’est là que le paysage bascule : les falaises rouges de grès apparaissent, les caps se succèdent, et l’horizon s’ouvre sur le golfe dans toute sa démesure bleue. À l’approche de Percé, le moment est inévitable et toujours aussi bouleversant : le Rocher Percé surgit de la mer avec une majesté absolue, monolithe calcaire de 475 mètres de long percé de son arche légendaire, posé là depuis des millions d’années comme un défi à l’imagination. Installez-vous dans votre hébergement, puis descendez immédiatement vers le bord de l’eau pour votre premier face-à-face avec ce monument naturel. La lumière de fin d’après-midi sur le rocher est d’une intensité photographique rare. Ce soir, Percé vous accueille dans son ambiance de village vivant et chaleureux, où les terrasses donnent sur le golfe et où les conversations s’engagent facilement entre voyageurs venus des quatre coins du monde pour voir la même merveille.
Jour 8 · [MARCHE] Percé (étape)
Jour 8 · [MARCHE] Percé (étape)0.0
0H00
Votre aventure canadienne commence aujourd’hui. Après votre vol transatlantique, vous atterrissez à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), porte d’entrée majestueuse vers la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord. Les formalités d’immigration et de douane franchies, vous récupérez votre véhicule de location — votre fidèle compagnon pour les quatorze prochains jours de road-trip en Gaspésie. La route jusqu’à votre hébergement dans le Vieux-Québec est courte, et c’est tant mieux : le décalage horaire se fait sentir, mais l’excitation est déjà là. Installez-vous, prenez le temps de souffler, puis laissez-vous porter par la magie immédiate du quartier. Le Château Frontenac se dresse face au Saint-Laurent avec une prestance qui coupe le souffle dès le premier regard. En fin d’après-midi, une promenade sur les Plaines d’Abraham s’impose naturellement : l’air est vif, la lumière dorée de l’été baigne les remparts, et la vue sur le fleuve pose d’emblée le décor grandiose de ce voyage. Descendez ensuite vers le quartier Petit-Champlain, l’un des plus anciens quartiers commerçants d’Amérique du Nord, où les ruelles pavées et les façades colorées invitent à la flânerie. Pour ce premier soir, choisissez une table québécoise authentique — une bisque de homard, un tartare de bison ou une généreuse assiette de fromages fins d’ici — et portez un toast au voyage qui commence. Québec vous accueille comme elle sait si bien le faire : avec caractère, chaleur et une élégance toute française teintée d’âme nord-américaine.
Jour 9 · [MARCHE] Percé (étape)
Jour 9 · [MARCHE] Percé (étape)0.0
Journée sur place
Percé mérite qu’on lui consacre du temps, et vous avez la chance d’en avoir. Cette première journée pleine sur place est dédiée à l’expérience incontournable du circuit : la traversée vers l’Île Bonaventure. Embarquez tôt le matin sur l’une des navettes qui relient le quai de Percé à l’île — la traversée dure une vingtaine de minutes et offre déjà une perspective saisissante sur le Rocher Percé vu depuis le large, une image que l’on ne peut obtenir autrement. L’Île Bonaventure est un sanctuaire naturel d’une importance mondiale : elle abrite l’une des plus grandes colonies de fous de Bassan accessibles au public sur la planète, avec plus de 110 000 oiseaux qui nichent sur ses falaises orientales entre juin et septembre. Le sentier qui traverse l’île de part en part, à travers une forêt boréale dense et parfumée, débouche sur les falaises où le spectacle est proprement hallucinant — un mur vivant de plumage blanc et de cris, une odeur puissante, un mouvement perpétuel d’oiseaux qui plongent, planent et se disputent les meilleures places. Restez le temps qu’il faut : c’est l’un de ces moments de nature brute qui redimensionnent le regard. De retour sur le continent en début d’après-midi, consacrez quelques heures à la découverte du Géoparc mondial UNESCO de Percé, dont les sentiers de falaise permettent d’observer les strates géologiques du Rocher Percé de près et de comprendre les 375 millions d’années d’histoire inscrites dans cette roche. En soirée, une promenade sur la plage de galets au pied du rocher, à marée basse, permet parfois de s’en approcher à pied — une expérience à la fois humiliante et grandiose face à cette masse calcaire qui vous domine de toute sa hauteur.
Jour 10 · [MARCHE] Percé → Carleton-sur-Mer
Jour 10 · [MARCHE] Percé → Carleton-sur-Mer0.0
0H00
Votre aventure canadienne commence aujourd’hui. Après votre vol transatlantique, vous atterrissez à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), porte d’entrée majestueuse vers la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord. Les formalités d’immigration et de douane franchies, vous récupérez votre véhicule de location — votre fidèle compagnon pour les quatorze prochains jours de road-trip en Gaspésie. La route jusqu’à votre hébergement dans le Vieux-Québec est courte, et c’est tant mieux : le décalage horaire se fait sentir, mais l’excitation est déjà là. Installez-vous, prenez le temps de souffler, puis laissez-vous porter par la magie immédiate du quartier. Le Château Frontenac se dresse face au Saint-Laurent avec une prestance qui coupe le souffle dès le premier regard. En fin d’après-midi, une promenade sur les Plaines d’Abraham s’impose naturellement : l’air est vif, la lumière dorée de l’été baigne les remparts, et la vue sur le fleuve pose d’emblée le décor grandiose de ce voyage. Descendez ensuite vers le quartier Petit-Champlain, l’un des plus anciens quartiers commerçants d’Amérique du Nord, où les ruelles pavées et les façades colorées invitent à la flânerie. Pour ce premier soir, choisissez une table québécoise authentique — une bisque de homard, un tartare de bison ou une généreuse assiette de fromages fins d’ici — et portez un toast au voyage qui commence. Québec vous accueille comme elle sait si bien le faire : avec caractère, chaleur et une élégance toute française teintée d’âme nord-américaine.
Jour 11 · [MARCHE] Carleton-sur-Mer (étape)
Jour 11 · [MARCHE] Carleton-sur-Mer (étape)0.0
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Votre aventure canadienne commence aujourd’hui. Après votre vol transatlantique, vous atterrissez à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), porte d’entrée majestueuse vers la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord. Les formalités d’immigration et de douane franchies, vous récupérez votre véhicule de location — votre fidèle compagnon pour les quatorze prochains jours de road-trip en Gaspésie. La route jusqu’à votre hébergement dans le Vieux-Québec est courte, et c’est tant mieux : le décalage horaire se fait sentir, mais l’excitation est déjà là. Installez-vous, prenez le temps de souffler, puis laissez-vous porter par la magie immédiate du quartier. Le Château Frontenac se dresse face au Saint-Laurent avec une prestance qui coupe le souffle dès le premier regard. En fin d’après-midi, une promenade sur les Plaines d’Abraham s’impose naturellement : l’air est vif, la lumière dorée de l’été baigne les remparts, et la vue sur le fleuve pose d’emblée le décor grandiose de ce voyage. Descendez ensuite vers le quartier Petit-Champlain, l’un des plus anciens quartiers commerçants d’Amérique du Nord, où les ruelles pavées et les façades colorées invitent à la flânerie. Pour ce premier soir, choisissez une table québécoise authentique — une bisque de homard, un tartare de bison ou une généreuse assiette de fromages fins d’ici — et portez un toast au voyage qui commence. Québec vous accueille comme elle sait si bien le faire : avec caractère, chaleur et une élégance toute française teintée d’âme nord-américaine.
Jour 12 · [MARCHE] Carleton-sur-Mer → Amqui
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Jour 13 · [MARCHE] Amqui (étape)
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Votre aventure canadienne commence aujourd’hui. Après votre vol transatlantique, vous atterrissez à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), porte d’entrée majestueuse vers la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord. Les formalités d’immigration et de douane franchies, vous récupérez votre véhicule de location — votre fidèle compagnon pour les quatorze prochains jours de road-trip en Gaspésie. La route jusqu’à votre hébergement dans le Vieux-Québec est courte, et c’est tant mieux : le décalage horaire se fait sentir, mais l’excitation est déjà là. Installez-vous, prenez le temps de souffler, puis laissez-vous porter par la magie immédiate du quartier. Le Château Frontenac se dresse face au Saint-Laurent avec une prestance qui coupe le souffle dès le premier regard. En fin d’après-midi, une promenade sur les Plaines d’Abraham s’impose naturellement : l’air est vif, la lumière dorée de l’été baigne les remparts, et la vue sur le fleuve pose d’emblée le décor grandiose de ce voyage. Descendez ensuite vers le quartier Petit-Champlain, l’un des plus anciens quartiers commerçants d’Amérique du Nord, où les ruelles pavées et les façades colorées invitent à la flânerie. Pour ce premier soir, choisissez une table québécoise authentique — une bisque de homard, un tartare de bison ou une généreuse assiette de fromages fins d’ici — et portez un toast au voyage qui commence. Québec vous accueille comme elle sait si bien le faire : avec caractère, chaleur et une élégance toute française teintée d’âme nord-américaine.
Jour 14 · [MARCHE] Amqui → Gaspé
Jour 14 · [MARCHE] Amqui → Gaspé0.0
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Votre aventure canadienne commence aujourd’hui. Après votre vol transatlantique, vous atterrissez à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), porte d’entrée majestueuse vers la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord. Les formalités d’immigration et de douane franchies, vous récupérez votre véhicule de location — votre fidèle compagnon pour les quatorze prochains jours de road-trip en Gaspésie. La route jusqu’à votre hébergement dans le Vieux-Québec est courte, et c’est tant mieux : le décalage horaire se fait sentir, mais l’excitation est déjà là. Installez-vous, prenez le temps de souffler, puis laissez-vous porter par la magie immédiate du quartier. Le Château Frontenac se dresse face au Saint-Laurent avec une prestance qui coupe le souffle dès le premier regard. En fin d’après-midi, une promenade sur les Plaines d’Abraham s’impose naturellement : l’air est vif, la lumière dorée de l’été baigne les remparts, et la vue sur le fleuve pose d’emblée le décor grandiose de ce voyage. Descendez ensuite vers le quartier Petit-Champlain, l’un des plus anciens quartiers commerçants d’Amérique du Nord, où les ruelles pavées et les façades colorées invitent à la flânerie. Pour ce premier soir, choisissez une table québécoise authentique — une bisque de homard, un tartare de bison ou une généreuse assiette de fromages fins d’ici — et portez un toast au voyage qui commence. Québec vous accueille comme elle sait si bien le faire : avec caractère, chaleur et une élégance toute française teintée d’âme nord-américaine.
Jour 15 · [VOL RETOUR] Gaspe / France
Jour 15 · [VOL RETOUR] Gaspe / France0.0
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Tous nos itinéraires sont des suggestions pour vous donner une idée de votre voyage, comme une trame.Ils sont personnalisables, selon vos envies, et modifiables pour la durée, les étapes ; nous pouvons également les enrichir de réservations de spectacles ou d’attractions.Interrogez nos conseillers !
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Quatorze nuits, un fleuve géant, des falaises vertigineuses, des baleines en liberté et le Rocher Percé au lever du soleil : la Gaspésie ne se raconte pas, elle se vit. Cet autotour soigneusement conçu par les experts de PartirAuCanada.fr vous emmène de Québec jusqu’à Gaspé en suivant l’un des circuits les plus spectaculaires d’Amérique du Nord, à votre rythme, au volant de votre propre véhicule. Chaque étape a été sélectionnée pour sa richesse naturelle, culturelle et humaine — des Chic-Chocs sauvages aux plages dorées de la Baie des Chaleurs, en passant par la vallée de la Matapédia et les colonies de fous de Bassan de l’île Bonaventure. Forts de vingt-cinq ans d’expérience sur le terrain canadien, nous connaissons chaque virage de cette route mythique et chaque adresse qui fait la différence. Ce programme est une base : il peut être ajusté, enrichi, personnalisé selon vos envies, votre rythme et votre budget. Ne laissez pas ce voyage rester un rêve. Rendez-vous sur PartirAuCanada.fr pour demander votre devis personnalisé, poser toutes vos questions à nos spécialistes et transformer cet itinéraire en votre aventure gaspésienne inoubliable.
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